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Le Blog

Mon chemin (ou comment c'était écrit)

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mavieee

 

Comment j'en suis arrivée la

J'avoue que je m'étais pas imaginée au départ vous raconter ma vie, mais on me le demande de plus en plus souvent.

Je pense que dans cette demande se pose aussi la question pour mon interlocuteur de « comment on fait pour devenir voyante » : Du coup je vais y répondre avec le petit trou de ma lorgnette.

Je suis tombée dedans depuis que je suis toute petite.

Bien avant ma naissance, mes parents se désespéraient de ne pas avoir leur deuxième enfant. Il aura fallu 12 ans pour que je pointe mon nez.
Tout y est passé : régime, stimulation, examens, test et batteries de médecins, sans parler de l'intervention de guérisseurs... Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ou la FIV (fécondation in vitro) et l'échographie n'existaient pas...

La trame de mon histoire, avant ma naissance, c'est aussi ma grand mère paternelle. Une matrone qui tenait sont affaire de main de maître et que mon père qualifiait de sorcière.

A l'époque très connue sur la place parisienne, elle était vaguement soupçonnée d’avoir occis son mari (mon grand-père).  C’était le genre de personne qui, quand elle vous offrait des cadeaux, vous aviez le bras qui gonfle ; ou bien c’était pour vous le début d’une série d’evènements marqués par la poisse... A l'époque, la sorcellerie était moins tendre qu'a notre époque et quand vous aviez de l'ambition, c'était une solution !

Me parents se sont donc tournés vers un sorcier pour obtenir un deuxième enfant (moi).

Mes parents, la trentaine bien passée, sont allés voir un certain Jacques.

Ce Jacques, leur a présenté des perchés de l'époque, et qui m'ont laissé d'impérissables, bien que brefs, souvenirs  de leur énergie et de cette envie de chercher...

Donc Jacques, un 21 juin, les amène à Chartres à la Cathédrale, et fait asseoir ma mère au pied d'un pilier ou ils prient tous les trois.

Puis ils reprennent la route et s'arrêtent dans un champ de blé, ou Jacques tend à ma mère 7 épis de blés et lui dit : "Dans neuf mois ton tablier va se soulever".


Six mois plus tard, toujours à la recherche d’un moyen d’avoir un enfant, ma mère va consulter un énième homéopathe. Ce médecin lui annonce qu'elle est enceinte, et ma mère, troublée, remonte tous les grands boulevards parisien, oubliant son sac et ses chaussures sous la pluie, pour annoncer la nouvelle a mon père.

Je vous fais grâce ici de toute la ferveur de mes parents, les pèlerinages, et même le fait de voir la vierge et autre événements insolites.

Et me voila du coup, un peu moins de neufs mois plus tard, un jour de neige.

Toute petite j'ai des souvenirs de mon enfance... du déménagement dans cette grande maison de l’Oise qui m'a attirée,  ce qui a fait basculer le choix de cette maison dans laquelle j'ai grandi. Ma sœur cadette naîtra deux ans après moi comme par magie également.

Vers trois ans, je pose des questions à mon père en lui disant que j'ai vu des âmes, en posant des questions sur la spiritualité...

Mes parents sont très croyants et tous les soirs nous faisons la prière. Je vois les statues pleurer ou me regarder. Dans les églises, le dimanche, je ne peux pas m'empêcher de regarder le prêtre consacrer l'Eucharistie et je vois briller ce pain et ce vin.

Mon père, depuis l'épisode « Jacques » s'intéresse à diverses choses : Des lieux telluriques, à l'histoire locale, en passant par ses dons de guérisseurs qui sont apparus à ce moment là, la spiritualité, les exorcismes et les nettoyages express des entités sans parler de la pratique de ma magie et d’expériences avec les ovnis.

Parce qu’il en a vu !

Et sa grand mère avant lui était déjà guérisseuse aussi.
On lui mettait des Louis d'or sur le siège d'un carrosse qui l'amenait chez des notables, on a longtemps conservé des lettres de remerciements de grandes familles comme les Grimaldi.
 
Mon autre grand mère maternelle n'est pas en reste avec ces phénomènes, elle tirait les cartes. Le petit jeu des 52 cartes et le tarot Eteilla. Ma mère très angoissée se faisait tirer les cartes et je regardais sagement ces tirages.

A l'école, dès la primaire, je joue à faire les lignes de la main. On m'a expliqué rapidement les grandes lignes (c’est le cas de le dire) et je m'y colle très vite dans l’espoir d’avoir des copines. Mais pourtant je reste solitaire.

Je les regarde, loin de mes préoccupations, jouer à leurs jeux triviaux. J'essaie aussi de deviner leur maison, de décrire leurs animaux de compagnie.

Les week-end c'est visite de châteaux, et de lieux de fouilles. J'apprécie les châteaux forts et les sites celtes et romains. J'aime les pierres dressées et il m'arrive de temps en temps de partir dans les champs et de me baisser fortuitement (ou pas) pour ramasser une pointe de flèche, ou un tesson de verre qui bien souvent se révèlent être des fragments d’objets ancien.

Mon père avait l'habitude de mes délires,
« arrête toi , ça sent le celte, la y a une maison romaine »

Dans les église il y a aussi des personnes qui me parlent... L'Oise est pleine de ces églises romanes ou sont enterrés des Mérovingiens, des Capétiens.

Mais c'est dans cette maison, où nous habitions ,que j’ai été confrontée à mon premier esprit désincarné : la propriétaire des lieux qui ne voulait pas partir.

Cette dame hante les lieux, me parle, me raconte qu'il faut garder la maison... Mes parents la voient aussi de temps en temps... Même l’esprit de la bonniche de l'époque est venu se plaindre à nous du comportement de sa patronne.
Cette dame m'emmène même sur sa tombe et me répète de faire attention à la maison.

Mon père n'aura jamais réussi à la dégager de la maison, et même des années après, à des centaines de km de là, j'ai su immédiatement qu'on était en train d’abattre mon grand cèdre sur lequel se m'y réfugiais quand ça n'allait pas.

Bien sur j'étais aussi très croyante, attachée à la vierge, avec cette foi aveugle dont j’ai parfois la nostalgie. Les curés me disaient que c'était mal de vouloir savoir l'avenir.

Toute ma jeunesse, des gens viennent à la maison : Des voyants qui exercent, des guérisseurs, et beaucoup de personnes qui parlent d'ufologie.

AH les soucoupes, et chasser les ovnis et les hommes verts, j'en ai tellement mangé, que j'avoue que même si une soucoupe arrivait dans le jardin, je les inviterai à l'apéro...

Il y a eu des moments de rire ou c'est sur qu’on a vu des trucs.. Même les voisins qui se foutaient de la gueule de mon père se sont mis à en voir.

Mon père avait même fabriqué des détecteurs de soucoupes et on a vu des trucs et des machins. Il m'a même appris à faire le vide dans mon esprit pour ne pas se faire repérer des extra-terrestres qui sont pour la plupart télépathes selon mon père.

Tout a coté de ça, il me parle de nettoyage, et d'ancrage et il y a des bouquins à la maison : une énorme encyclopédie, et aussi des livres sur la NDE, ou bien la symbolique et j'arrive à me glisser dans le bureau pour lire.

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L'adolescence.

L'arrivée en 6ème a marqué ma rupture avec le système scolaire.
Ma mère très angoissée a commencé à avoir des gestes très dur envers moi qui ne réussissais plus à l’école !
Toujours première de la classe jusqu’alors, soudainement tout a chuté. Ma grande sœur avait quitté la maison et m'avait abandonnée.

Je n'ai pas très envie de détailler toutes ces parties de ma vie, mais cette grande sœur de 12 ans de plus que moi, a joué le rôle de maman aimante. Cela peut vous paraître étrange comme ça, mais ma mère, celle qui m'a mise au monde était assez défaillante dans son rôle de mère : peu affectueuse, angoissée, et maltraitante.

Et ma grande sœur s'est souvent retrouvée dans un rôle d'affrontement avec mes parents et a fini par claquer la porte de notre vie.

J'ai souffert de cette séparation, et je lui en ai voulu.

Ma mère n'a eut de cesse de me monter contre elle, il n'y a qu'avec l'age que j'ai compris que je ressentais avant tout ce sentiment d'abandon.

Mon père, lui, très occupé, travaillait beaucoup. Il partait très tôt pour prendre le train après 25 minutes de route, pour rallier Paris et le magasin familial. Il n'avait selon lui pas le temps de s'occuper de nous. Sauf les week-end pendant les fameuses sorties.

Donc mes notes ont dégringolés.

La fureur de ma mère s'est abattue sur moi, et j'ai tremblé.

Vers 12 ans ma réaction dans cette grande maison isolée c'était de lire, et d'apprendre.. J'ai commencé à lire sur les tarots.

C'était marrant parce que j'avais toujours pensé que la voyante de la famille c'était ma petite sœur, et du coup au lieu de jouer à l'école je lui montrais les cartes du tarot en lui expliquant les symbolique : c'était à moi-même que j'enseignais les cartes.

Puis je suis arrivée dans une école Steiner.

Je vais être cash, c'est le fait de ne plus avoir de notes et donc plus de coups qui me rendais folle de joie d'être dans cette école au début.

Avide d'apprendre, je me rends vite compte avec le temps que mes profs étaient perchés et que le directeur (prof de math) et sa femme m'avaient à l’œil.

Ce fameux prof de math glissait dans ses cours des notions telles que l'astronomie liée aux anciens. Apprendre que Venus fait 5 révolutions pour revenir à sa place et la symbolique des nombres... à 13 ans, on ne trouve pas ça dans les manuels scolaires.

Apprendre les tempéraments, les éléments : oui j'ai appris ça a l'école !

A l'age ou les ado se confrontent à leurs parents, moi je vois la suite des événements.
Et j'ai beaucoup de colère. Déjà je me suis rebiffée contre ma mère ce qui a eu pour conséquence qu’elle s'arrête de me frapper.

Et puis un jour je leur ai dit qu'ils allaient dans le mur.

Je montre aux gens leurs erreurs et je me fais remettre à ma place.
Je sais quand on me ment et cela me met dans des colères mémorables.

J'annonce même que l'école ou je vais va fermer.

Je me rappelle avoir crié devant ces profs leur dire qu'il fallait m'avertir avant qu'il y aurait pas de classes l'année d'après parce que les dossiers d’orientation c'était maintenant.
J'avais 15 ou 16 ans.

Et j'ai eu raison. En catastrophe j'ai donc recherché une école ou je serais interne et ou les sicav des parents pourraient me payer le lycée.

Je me suis fait passer pour ma mère au téléphone pour obtenir un rendez-vous, elle a fini par se déplacer pour m’inscrire dans la grosse boite à bac pour jeunes riches.

Là mes difficultés scolaires d'avant Steiner sont revenues encore pires qu’avant.
 
Ces écoles hors contrat comme Steiner, sont géniales le développement de la personnalité de l'enfant et ses qualités humaines, mais pour reprendre ensuite un niveau scolaire dans le cadre clasique, c'était l'horreur !

On m'a fait passer des tests de Qi pour savoir si j'étais attardée.
On m'a laissée  passer des journées dans l'infirmerie à tousser comme une malade, sans appeler ma mère qui aurait pu venir me chercher.

Je me bats, je me bas vraiment. J'essaie d'apprendre, mais je suis pas douée, je comprends pas qu'il faut que je sois scolaire, moi je cherche autrement à arriver à un résultat.

Seul point positif, désormais je parvenais a m'entendre avec les autres et à avoir des amis.

Il y avait là un bâtiment où on accueillait des jeunes personnes en difficultés pour leur permettre de préparer le CAP d'auxiliaire de vie. J’étais celle qui pouvait fréquenter de la même manière les enfants issus des grandes familles et ces jeunes paumés. La direction de cette école catholique ne m’a pas pardonné de brouiller ainsi les frontières entre les classes sociales.

Ah ouiii et je fais des séances de spiritisme, qui m'apprennent beaucoup d'ailleurs...

je suis amoureuse

Et je suis amoureuse.

Avec le recul je ne sais pas si c'est une fixette, ou quelqu'un qui a du compter dans ma vie ou mes autres vies.
Mais je l'aime, terriblement.
Cet amour je le perçois plus comme le fait de pas être tombé dans les pattes d'un autre qui m'aurait fait fuir dans une situation ou j'aurais sûrement fini sous les ponts ou dans des situations dangereuses.
En même temps c'est ça qui m'a fait mettre le pied a l'étrier, tirer les cartes avec de vraies situations : Est ce qu'il m'aime ? Est ce que je vais sortir avec lui ?

Avec ma meilleure amie, et ma petite sœur on est un peu folles, on expérimente des trucs et des machins, comme l'écriture automatique, on dessine nos guides, on fait de la visualisation, des exercices divers, on apprend a se protéger, à se nettoyer et  à tirer les cartes...

La majorité.

Comme je l'avais prédis, l'affaire familiale périclite et ils perdent presque tout ! Et je leur dit que la seule façon de s'en sortir c'est de se réfugier hors de la grosse maison, et d'aller dans notre maison de vacances ou nous pourrons faire valoir des droits sociaux.

Du jour au lendemain avoir une entreprise familiale et historique connue sur la place Parisienne et peut être de la France entière avec un rayonnement a l'international, et se retrouver au RMI.

Moi ça m'arrangeait qu'on aille dans la maison de vacances, c'était la que vivait mon grand amour sur les plages du débarquement.

Mon père qui était devenu disponible, commence à vouloir s'occuper de moi, mais j'ai toujours cette rancœur envers lui. Il est souvent très dur, et parfois violent dans ses paroles.
Je découvre qu'il y a quelques années il s'est fait retirer une "bestiole" par un exorciste, et je me rends compte que la bestiole est toujours la.

Des gens viennent à la maison pour se faire soigner et il a de bons résultats, des médecins envoient même leurs patients le voir pour le psoriasis, ou la sclérose en plaque, et on est invités dans les villas du bord de mer par ces personnes qui sont de vielles familles de la haute société.
 
Il pratique sans tarifs fixes, chacun donnant ce qu’il peut. Il se déplace. On continue encore à fréquenter les lieux telluriques, et autres lieux historiques.

Mais j'ai de la colère envers lui. A l'époque je pensais qu'il aurait aimé avoir un garçon et que j'étais pour lui ce faux garçon curieux qui fourbillait de tas de trucs... Je bricolais, je réparais... Je m'intéressais à ses gadgets et j'avais cette intelligence pratique qui ne me quitte pas encore maintenant.

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Retour vers la fac.

Avec le RMI comme principale ressource, l'argent manquait pour faire nos études à moi et ma petite sœur. On nous a déscolarisées.

Personnellement je n'avais pas envie de m'arrêter là sans métier, sans connaissances, et j'ai -contre l'avis de mes parents- réussi à reprendre des cours du soir et à passer le bac, avec ténacité et acharnement. En faisant des ménages pour payer mes transports.
 
Avec ces minimas sociaux j'ai eu droit à une bourse. Et me voila à la fac !
Et étrangement je fini par comprendre ce que veut dire « être scolaire » et mes notes décollent.

"il faut juste faire ce qu'on attend de vous connement !"

Y a une scène dans ma vie à 20 ans qui restera gravé dans ma mémoire

Au moment de reprendre les cours du soir, j'avais envoyé un courrier pour devenir jeune fille au pair, j'avais répondu à une annonce pour travailler à la MJC pour apprendre à des gosses à dessiner et j'avais reçu le papier de financement de mes cours du soir.

J'avais vu se dessiner les trois chemins.

En me pointant à l'entretien, une certaine "Jean" m'explique qu'elle me prend toute suite ! Sans soucis, mais que les horaires avec la fac, ça va pas aller. Et me dit en me prenant par l'épaule, reprends la fac, c'est ça ton chemin.

Et quelque part elle a eu raison.

J'ai réussi a faire taire mon envie de claquer la porte de la maison, afin de partir dans de meilleures conditions. (quand au dossier de jeune fille au pair il n'est jamais arrivé  !)

Je pars très tôt le matin, et je reviens le soir très tard, parfois même à 21h.

Et ma mère me tape des stress parce que je pourrais l'aider au ménage, ou bien lui payer un caddie avec ma bourse, ou bien sortir avec elle le week-end.

Je sors les week-end, j'ai des amis et vers la vingtaine je tire les cartes aux potes.

Très sociable je rencontre toutes sortes de gens de tous niveaux sociaux et de tous bords...
Je rigole en leur dévoilant leurs secrets, en les conseillant. Aux sortir de soirées, j'ai mon jeu dans la poche et je fais les cartes sur une table de bar au petit matin.

J'apprends beaucoup avec la communauté homosexuelle, je traîne dans les bars avec un groupe d'amis, et parfois je bois beaucoup avec des métalleux, ou des amis sages et de bonne famille.

Même ma mère me fait tirer les cartes pour ses amis. Je me suis fait un oracle Gé sur des feuilles de Canson, dessiné à la main et découpé avec amour. J'ai juste recopié le jeu de ma mère et je fais mes armes avec ça, l'Eteilla, et le petit Lenormand.

Et elle m'énerve avec sa petite phrase : "Mon petit devin"

Et quand un consultant est un peu pénible j'essaie de lui faire comprendre que j'en ai marre de lui dire quoi choisir entre lui et sa femme et je pense à le faire payer et il m'apporte les fameux gâteaux à l'abricot.

J'ai parfois 40 heures de cours, et j'hallucine de découvrir les science : Lavoisier et son entropie, la mécanique quantique... Parfois je suis abasourdie de voir que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ! Et ce je pressens au fond de moi, que je perçois, parfois je le retrouve dans les équations d'Einstein, ou dans l’œilleton du microscope à lorgner des cellules, ou apprendre sur l'ADN .

Je découvre internet.

Avec la fac, les cours d'informatique et on est en 1998 et y a Internet à la fac.
Et je squatte la salle informatique.
Dans les cours on veut nous apprendre à faire des sites et du HTML, et je me colle devant Caramail. (wouais je sais c'est pas malin... MAIIISSS ! )

Entre temps, ma soeur est revenue auprès de mes parents puis repartie.
 
Le décès de ma grand mère maternelle (La grand-mère aux cartes) qui fini ses jours chez nous.

Je décide de pardonner à ma grande sœur et de me rapprocher d'elle...
Devenue ambulancière, elle s'est toujours battue seule, avec sa fille pour survivre et mes rêves de "déjà vu", me montrent que c'est ce qu'il fallait faire, se rapprocher.

Lorsqu'on se retrouve devant un hypermarché du sud de la France ou ne n'avais jamais été, je me souviens du rêve d'elle a coté de moi dans cette voiture, à 1000 km de chez moi.

Cette année de fac m'a semblé dure, et j'ai décroché.

Je décide de descendre vivre chez ma sœur à Montpellier.

Là je recherche une formation, un stage. D'un coup je tombe sur une petite feuille de papier à propos d’un diplôme de technicien de laboratoire en analyse chimique et physico-chimique.

La date de dépôt de demande du dossier est le jour même ! Coïncidence ? (non !!)
Je suis dans un bureau, j'ai mon sac, et tous les papiers pour finaliser l'inscription.
En avant marche pour cette formation dont je sors diplômée avec mention.

Je remonte en Normandie. Et mes parents qui sortent un peu de la mouise sont tout à coup fièrs de moi et me proposent un cadeau de fin d'étude (Gnêêê ? )

Je décide de me faire payer un ordinateur.

Et je reprends ma petite vie, mes amis, mes amours, mes emmerdes et mon ordinateur.
 
Caramail.. Au début pour faire marcher ma machine, je me mets sur des groupes ou des jeunes hommes très sympa m'aident à comprendre la technologie et je découvre des salles de discussion ou on discute ésotérisme, sorcellerie, voyance, médiumnité !

Et la y a un déclic, je sais des choses, j'en sais même beaucoup ! Je discute avec des personnes qui sont devenus des amis et que je côtoie même encore aujourd'hui.

Je mets en place mes connaissances et je complète par des livres.
(La bibliothèque de Caen regorges de grands auteurs)
Je structure mes connaissances, je me teste même encore un peu (beaucoup) Et je travaille assidûment.

C'est l'époque des tests en tout genre et dans tous les domaines, et de la pratique...

De comprendre ce qui est bon pour moi de ce qui ne l'est pas !

Dans ces amis il y a un homme, il se cache, on passe des heures. Mes forfaits d'Internet (l'adsl n'existait pas encore sur la cote), on se lâche pas, je lui dis que j'ai une collection d'épées (oui oui les épées c'est mon trip, et lui aussi)

On parle Moyen age et ésotérisme. Et il me lance quelques mois après

 "ON SE RENCONTRE"

Ma mère me dit : "fais le venir, j'ai pas confiance ! N'y va pas, c’est lui qui vient ! "

Je vais le chercher à la gare, je me rappelle encore le trajet en bus, la radio qui m'envoie des chansons avec des messages, et la rencontre banale sur le quai de la gare.

On passe des jours et une partie de la nuit a papoter. Il n'y a rien entre nous mais on fait des kilomètre sur les bords de plage, le cavalier King Charles de la famille nous suis et s'écroule le soir, mais nous ont parle !
On voir ces ombres des plages du débarquement. On a des conversations qui remuent, lui parait sur de lui sait tellement de choses et je me sens petite.

Puis on décide d'aller chez lui et la ça dérape, il rigole encore 15 ans après de m'avoir eue à cause d'un matelas pneumatique crevé, prétexte à venir squatter mon lit. C'est l'ogre qui partage ma vie.

Je fini par habiter chez lui et je cherche alorsd du travail à Saint Dié des Vosges. Lui a repris ses études sur le tard en reconversion de prof d'anglais, il a 10 ans de plus que moi et une fille de 6 ans, il se forme aux métiers de la communication.

Les week end, c'est potes, jeux de role, festins médiévaux, films, barbecues, lasagnes et cartes...

Et dès fois des potes déboulent tard dans la soirée pour se faire faire les cartes dans l'angoisse...

On redéménage à Nancy, puis Cahors.

Mon ogre a souvent ri quand j'insiste dans ma façon de dire les choses et de prédire.

Je lui dis un fait en étant sérieuse, mi insistante et ça nous amène souvent là oui il faut.

A Cahors je travaille dans un magasin de Perles ou je crée des bijoux.
Au début tout se passe bien et je m'éclate mais la patronne commence au bout de plusieurs années à me reprocher les chiffres d'affaire qui baissent de manière inquiétante. La mode des perles était passée, c’était le début de la crise et des problèmes d’urbanisme (le maire avait fermé les deux parking de la ville) n’arrangeaient rien à l’affaire.
 
Elle commence a  me faire des reproches plus ou moins voilés... Moi qui suis trop bonne j'avoue j'ai lâché, je suis partie car ce ce harcèlement me créait des crises d'angoisses à un point où j'ai fini par ne plus réussir a sortir de chez moi.

Je suis partie du poste a l'amiable pour me refaire embaucher comme animatrice de couture dans un centre social où je n'ai pas laissé faire l'animateur qui voulait que je couche avec lui.

Du coup du jour au lendemain il m'a retiré de plus en plus de machines a coudre puis a prétexté que les costumes médiévaux pour la fête de la ville seraient moins cher à acheter sur le web plutôt que de continuer à m'embaucher.

Peut être si je vous décris cette période de ma vie c'est pour vous faire comprendre que ma vie de « moldue » n'a jamais été simple, mais enrichissante, puisque c'est cela qui fait que je comprends les gens lors de consultations.

Nous avons rencontré des tas de belles personnes de passage à Cahors, nous avons fait des apéros mystiques et discuté toute la nuit avec des perchés.
Chamanes, sorciers, médiums et nous avons discutés des heures entières et appris les uns des autres.

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L'expérience interdite.

Il m'est arrivé une séance pas évidente avec un ami ou je me suis sentie tellement responsable de son malheur que j'ai tout stoppé, je n'ai plus rien fait un moment. J’avais besoin de digérer.

Rennes puis Nancy de Nouveau.

L'ogre étant en détachement il n'est pas rare qu'on déménage comme ça a l'autre bout de la France.
Pas évident pour moi, connaître le tissu économique local, j'ai galéré à retrouver un travail.
Et j'avais ma petite vie de moldue en surface. Boulot, bus, dodo et furets.

D'ailleurs je rigolais, des fois je me levais, je disais c'est le moment... Je regardais sur le web et je décrochais un poste dans la journée, alors que cela faisait quelques mois que cela ne donnait rien.

Mon ogre me disait : "un jour tu feras la voyante pro c'est obligé !"

Et je répondais que j'étais entièrement d'accord, mais que j'avais pas assez de bouteille et qu'il me fallait de l'expérience de vie pour comprendre les gens.

Comme ça j'ai du travailler dans un magasin de bijoux fantaisie et d'autres trucs de tout poils.

Mon devoir de fille

Mon père était malade depuis des années et ma mère disait de temps en temps « remonte nous voir,il est pas bien là ! » Sauf ce jour d'hiver ou elle m'appelle et la je sais que c'est la fin !

Je ne sais pas comment j'ai fais, mais je suis rentrée, j'ai fais mon sac et je suis montée dans un train le dernier du jour pour arriver à minuit chez nous.

Il était là dans son lit médicalisé, à respirer un peu fort.

Le matin, il respire mal, me parle à peine, et en fin de matinée, après les soins, personne dans la pièce, j'ai du rester dans mon coin jusque là. Je m'approche de lui, je me baisse à son oreille....

"Maintenant tu y vas c'est fini, prend le bateau et traverse le Nil il est temps !
Vas y ! "

Je lui glisse encore quelques mots et puis je sens me regarder dans l'âme, et ses yeux s'élèvent vers le haut... Je sais qu'il n'est plus la !

Mais il y a quelque chose de sombre en lui qui respire encore.

Une amie de ma mère passe à la maison et on décide de prendre le thé, drôle de journée drôles d'heures, elle est infirmière et dit a ma mère je vais lui dire au revoir, et là elle me dit « il est parti ».
Il a encore respiré 10 minutes après qu'il soit parti, c'était sa bestiole qui avait continué à respirer après lui.
J'avoue que j'en veux à mon père d'une colère froide de ne pas avoir été vraiment là ! Il m'a fait mal, la bestiole m'a fait mal. Tout ça c'est mêlé et j'ai du mal encore à faire le tri.

Ma mère a insisté pour que le corps reste a la maison, et un de ses amies magnétiseuse est venue et nous avons travaillé sur le corps.. Veillé, et vu le passage et les différents stades du départ de l'âme. Pour cela je remercie l'univers et cette personne de m'avoir laissé voir cela.

Il est venu me voir en rêve la nuit me laisser un message pour Léo mon neveu et m’a dit que c'était lui qui aurait le don.  

J'ai ri.

Pas une larme ne s'est échappée de mes yeux en ce jour d'hiver lors de la cérémonie, le prêtre s'est dépêché de faire son job, j'ai faillit gueuler et lui dire d'aller moins vite pour accueillir un vrai chrétien.

J'étais étonnée, moi qui étais une vraie fontaine lors des enterrements, mais vraiment, à capter la peine des gens par empathie.

Au cimentière, on nous emmène devant le trou. Je regarde machinalement les tombes ou parfois j'allais jeune quand un défunt m'appelait, j'aime bien ce petit cimetière ou repose ma grand mère.

Et la je m'approche et je vois les "emmerdeurs" comme il disait ! Autour de lui sont enterrés tous les gens avec lesquels il s'est engueulé, où il a eu des altercations où c'était le désamour.

En lisant ces noms sur les tombes proches j'ai entendu tout le monde rire, mais rire au point que j'ai pas pu m'empêcher !

J'avais de la famille du coté de ma sœur qui me regardait, étrangère que j'étais pour eux à rire, comme jamais sur la tombe de mon père. Les autres éplorés et moi entendre les morts rire !

Un boulot un bébé et re-chômage.

J'ai donc fait un bébé, et on m'a laissé le temps de l'amener jusque l'école.

J'ai eut de grosses épreuves comme une épaule cassée et de multiples opérations, j'ai vécu aussi dans ma chair la douleur, le handicap... Tout ça avec une petite fille merveilleuse mais qui ne dormait pas. Et je me suis lancée une fois de plus dans le monde du travail.

J'avoue que j'en avais assez de ne pas avoir un boulot stable, qui me suis avec moi, de rechercher à chaque fois dans chacune des villes ou je vais, de "refaire" à chaque fois !

Et j'ai fait pas mal de recherches pour me mettre à mon compte pour embarquer mon activité avec moi, sachant qu'on allait re-bouger.

Pour moi me lancer dans la voyance alors qu'on bouge a chaque fois et qu'il faut se refaire une clientèle c'était impossible.

J'ai tenté de me mettre à mon compte comme graphiste, ça n'a rien donné, et puis de faire mes bijoux moi même... J'ai acquis des tas d'expériences dans des métiers divers. Comme je dis je suis un caméléon, :"Jarod n'a qu'a bien se tenir"

J'ai eu quelques copines qui m'ont relancé sur les cartes. et c'était comme le vélo, j'avais rien perdu... ça s'était même bonifié avec le temps.

J'avais aussi réalisé à quel point j'avais compris deux ou trois leçons... Savoir dire non, savoir mettre de la valeur à mon travail sinon je me faisait marcher dessus, et mes capacités avaient de la valeur ! Et aussi qu'il fallait que j'attende que la personne soit en demande plutôt que de lui balancer la vérité en pleine tronche (désolée du terme mais c'est de ça qu’il s’agit)

Voyante, un métier

Et j'ai poussé la porte de Monsieur Pôle : Pôle Emploi

Forte de mes expériences, j'avais décidé de faire mes bijoux fantaisie, je connaissais le métier, je savais comment faire baisser les coûts de production et vendre pour dégager une marge.

En poussant la porte de l'agence pour l'emploi et en faisait mes démarches d'études de marché, je me rendais bien compte que beaucoup de nénettes comme moi essayaient cela pour sortir de la panade. Mais il me fallait un but.

J'ai donc poussé la porte des ateliers de création d'entreprise.. Pendant des heures j'ai écouté les statuts, les possibilités. et une petite phrase comme ça innocente est arrivée dans la conversation : "Il y a un statut d'auto entrepreneur profession libérale ! (...)

QUOI ? QUOI ?

J'ai du aller visiter toutes les chambres consulaires de toutes les régions ou nous sommes passés avant d’avoir l'information. La seule possibilité pour exercer en tant que voyante était le mode profession libérale, où il fallait dès le premier mois verser une somme d'un tiers de smic au titre des cotisations sociales et être ensuite taxé à 50 % sur les bénéfices... Impossible dans ma situation.

Et tout d’un coup j’apprends qu’il existe un statuts d'auto entrepreneur en profession libérale... vous pouvez me croire : j’étais pourtant en veille sur le sujet.

J'avoue que j'en suis un peu tombée sur le cul sur ma chaise.

J'entends rire mon guide.
Je lève timidement le bras (oui oui vous me croyez pas comme ça mais je une vraie timide !)

« Dites on peut faire quoi du statut profession libérale en AE ? on peut faire voyante ? »

Là elle me répond par l'affirmative en me disant que ça fait deux trois ans que ça existe !

Je sais même plus comment je suis rentrée chez moi, ça m'avais filé un choc, c'est le signe ? C'est maintenant ? Mais merde on se barre de Nancy dans 1 an, monter un job alors qu'on se barre c'est du suicide.

Et puis, calmée j'ai vu que ma mère et les femmes de sa génération s'étaient mises à Skype, les familles sont de plus en plus décomposées en France et a y regarder avec tout mon parcours tout ce que j'avais acquis en web, en design, avec la création de mon entreprise de bijoux, les blogs, les réseaux sociaux c'était faisable.

C'était Faisable. OUI  ! C'était faisable !

La semaine d'après, un autre atelier et j'étais en train de me présenter comme voyante en cours de création d'entreprise. C'était parti.

J'ai eut un joli signe d'un monsieur qui est même venu me voir me poser des questions sur mes dons avec bienveillance.

Et on m'a dit maintenant : "Bats toi !"

Pour être totalement honnête ça a pas été l'autoroute, tout ne s'est pas ouvert devant moi... Bien qu'il y a de ça !

J'ai pas mal tâtonné au début et il fallait éprouver ma motivation, mais peu a peu, c'est venu.

J'ai re-testé mes capacités, mes techniques, savoir se vendre alors que j'étais dans l'altruisme.
Mais j'y suis arrivée....

Tous les jours cela demande un vrai travail, un vrai ascétisme, et de travailler encore : Sur soi, sur les énergies, avec les guides, se remettre en question, et avancer proprement.

Parce que c'est ça aussi, ne pas dévier du chemin que je connais bien. Garder son âme c'est vital.
Je vous remercie d'ailleurs vous, ami(e)e, consultant(e)s , connaissances, et personnes et guides que je croise de me pousser vers ce chemin qui est le mien et de continuer avec vous.

J'espère que cela vous aura intéressé, j'étais un peu dubitative quant à parler de ma vie, mais je l'ai fait avec sincérité...
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A bientôt

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Commentaires   

0 #3 Stefanie c 23-10-2017 11:49
Waouw a la lecture de ton chemin de vié j ai vu défiler les images une sensation de déjà vu mais surtout un ressenti connu.Bravo je vais sur les 53 ans et j’ai trouvé des similitudes à ma vie. Enfant d indépendant décrochage scolaire , une grande soeur l’amour d’une grand mère etc.. le résultat de galère pas ses sentir à sa place etc.. se sentir testée décalée par rapport aux autres je connais. Tu es toute fraîche et resplendissante je dois t’avouer qu’une certaine reconnaissance a eu lieu .Tres fière de rencontrer des personnes comme toi Merci l Univers de ce beau cadeau. Que te souhaiter... juste le meilleur et de trouver là où tu dois être :-) bravo magnifique témoignage stefanie
Bises de Belgique
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0 #2 dellisy 12-11-2016 15:46
Merci pour ce joli récit Roselyne
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0 #1 rachel 12-11-2016 13:37
Salut! Lire ce témoignage n a fait que confirmer ce que j avais senti en te lisant sur internet et en te voyant (photo), tu es une belle personne. Je me sens toujours privilegiee et chanseuse de rencontrer ou échanger avec de belles personnes. Je te souhaite de réussir sincèrement dans tes entreprises et de t y épanouir. Bisous
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